Marie
38 ans · Montréal
J'avais essayé six approches en dix ans. En quatre séances, mon système nerveux a accepté ce que ma tête comprenait depuis longtemps.
Avant de pousser la porte du cabinet, Claire avait déjà essayé presque tout : thérapie cognitivo-comportementale, méditation, médication ponctuelle, coaching. Tout fonctionnait un temps, puis le bruit de fond revenait — cette tension diffuse qui colorait chaque journée.
Le déclic est venu d'un épisode plus intense que les autres : une crise en pleine réunion, sans déclencheur identifiable. Ce qui était gérable est devenu invivable.
Quatre séances, espacées de dix à quinze jours. Le premier rendez-vous a permis d'identifier précisément le mécanisme qui maintenait l'anxiété — un apprentissage du système nerveux remontant à l'adolescence, jamais mis en mots auparavant.
Les séances suivantes ont travaillé cet ancrage à la racine, sans avoir besoin de tout raconter, de tout analyser. Le travail s'est fait là où le problème vivait réellement.
Six mois après la dernière séance, le niveau de base est resté bas. Les situations qui déclenchaient une réponse anxieuse passent maintenant comme tout le monde les vit : avec un peu d'inconfort, sans engrenage.
Claire dit aujourd'hui ne plus penser à son anxiété — pas parce qu'elle l'évite, mais parce qu'elle n'est plus là.
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